MICS

Médiations en information – communication spécialisée

Responsable d’équipe : Patrick Fraysse

Description de l’équipe

La question des médiations, notamment scientifique, culturelle ou documentaire et le rapport qu’elles entretiennent entre-elles est le fil conducteur de nos recherches au sein de l’équipe MICS depuis sa création en 1995. Elles intègrent une perspective historique visant à situer les objets, les dispositifs, et les acteurs qui les mettent en œuvre. Depuis 2002 l’équipe participe à la définition et la synthèse de concepts de la discipline qui s’inscrivent à la confluence de l’information et de la communication. En croisant les regards nous faisons avancer la réflexion sur la muséologie et la documentologie comme sciences constitutives de l’information-communication.
Ainsi le projet scientifique de l’équipe repose sur l’observation et la compréhension de la complexité des interactions conduisant à des médiations qui se mettent en forme dans des dispositifs info-communicationnels hybrides et sur l’élaboration de concepts qui précisent les modes d’approche. Les publications collectives sont le reflet de ces recherches :

Depuis 2007 elle partage ce projet, au plan international, au sein d’un réseau de chercheurs franco-brésilien, et de pays associés, intitulé MUSSI, Médiations et usages sociaux des savoirs et de l’information.

Dans ce cadre les travaux se déclinent selon 3 orientations :

 1) Patrimoines en médiations

Nos recherches sur les patrimoines en médiation s’inscrivent dans la lignée des travaux sur l’approche communicationnelle de la patrimonialisation (Davallon), la circulation des êtres culturels (Jeanneret) et les processus de vulgarisation, médiation, interprétation (Jacobi).

Observant des lieux (musées, monuments, centres d’interprétation, bibliothèques, théâtres, évènements…), et des dispositifs (visites guidées, maraudage, ateliers, cartels développés, bornes vidéos, applications mobiles, réalité augmentée…), ou encore en analysant des discours (scientifique, technique, administratif, mythologique, littéraire…) et des formes médiationnelles et communicationnelles (croisement des arts, médiation documentaire, approche événementielle, etc.) ; cet axe de recherche ambitionne de développer une expertise sur les médiations – notamment innovantes – de l’art, de la science et du patrimoine.

Les études empiriques qualitatives et quantitatives menées en partenariat avec des structures culturelles sont fondées essentiellement sur des analyses de contenus (textes, paratextes, images), des entretiens, des questionnaires, des observations et des analyses sémio-pragmatiques. Depuis 2013, Plusieurs types d’études ont été conduites, évaluation de dispositifs de médiation, de connaissance de publics, d’évaluation d’exposition, de recherches documentaires…

Des conventions ont été signées avec la Ville de Toulouse (Musée des Augustins et musée Saint-Raymond) dans le cadre du projet OMCI (Observation des médiations culturelles innovantes), depuis 2013, pour une étude de l’offre de médiation de ces deux musées toulousains, puis plus spécifiquement de l’étude de Muséomix (2016) ou de l’exposition « Rituels grecs » (2018) au MSR.
Un dialogue ambitieux est également proposé aux autres disciplines de SHS qui questionnent le patrimoine en Histoire, Histoire de l’art, Archéologie, Anthropologie, Ethnologie, littérature… (Réseau de chercheurs Sic&Histoire). Par ailleurs, la participation régulière à des banques de données sur le patrimoine théâtral a permis, depuis 2004, de nouer des liens avec le CEREDi (Centre d’études et de recherches Editer/interpréter) de l’université de Rouen et la Société d’Histoire du Théâtre.

Les publications de l’équipe illustrent encore cette dynamique :

 2) médiation et communication scientifiques

La manière dont les connaissances circulent est analysée dans des terrains disciplinaires (la géographie, les Sic par exemple) ou plus largement dans les institutions universitaires. Comment s’élaborent les connaissances ? Quels obstacles limitent voire s’opposent à leur mise en circulation ? Comment se fabriquent les dispositifs de médiation de la science ? Comment savoirs savants et savoirs pratiques s’ignorent, se composent, s’hybrident ? Ce volet de la communication scientifique s’appuie sur des études à dimension historique ou territoriale qui visent à comprendre les enjeux de la diffusion des savoirs.

 3) Information, document et organisation des savoirs spécialisés

Par ailleurs les dispositifs d’organisation des connaissances (listes, nomenclatures, classifications thésaurus…) sont abordés de deux manières. L’une s’attache à montrer la dimension communicationnelle qui sous-tend leur élaboration comme outil de la médiation documentaire (idées pacifistes, idée de la justice par exemple) et leur dimension pédagogique (apprentissage d’un vocabulaire technique). L’autre privilégie le regard sur une épistémologie des SIC. Dans la lignée des travaux d’Estivals de Meyriat sur la classification des SIC nous observons comment ces dispositifs révèlent l’évolution, le périmètre et la visibilité sociale de la discipline. Nos travaux se réfèrent également aux travaux de Gellereau, Jeanneret… et de chercheurs en sciences de l’éducation.

Liste des membres

Professeur.e.s émérites

Maîtres/Maîtresses de conférences Habilité.e.s à diriger des Recherches

Maîtres/Maîtresses de conférences

Contractuel.le.s de la Recherche (ATER, post-doctorats, enseignant.e.s )

Docteur.e.s

Doctorant.e.s

Associé.e.s